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Quelques EP et Albums

Overspill (EP)
Fazer (EP)
Stereolab
All Aboard The Mind Train
Other Way Out
Reflecter
Libertine
Return Journey
Acid Yantra
Live Drug

Line-up :

Gary Ramon
Anthony Clough
Dave Morgan
John Pelech
Chris Dalley
Nigel Carpenter
Craig Adrienne
Jake Honeywell
SUN DIAL

Le personnage principal de l'histoire de "Sun Dial" s'appelle Gary Ramon. Passionné de musique, il devient très vite un collectionneur acharné d'enregistrements psychédéliques rares et de vinyles rock du style progressif.

Ses premiers pas dans la musique commencent à l'école. Après avoir été initié à la guitare acoustique par un de ses camarades de classe, il décide d'aller un peu plus loin, d'expérimenter davantage. Nous sommes ici en 1974. Inutile de préciser qu'il abandonne progressivement bancs, cours et tableaux noirs ... son engouement pour la musique se montrant le plus fort.

Entouré de proches amis, Gary monte un premier groupe qui voit le jour sans véritable nom, sans grandes idées non plus.

En 1981, Gary Ramon rejoint les "Mystery Plane", une formation "new wave" qu'il quitte très vite.

Il décide de s'installer à son propre compte. Il achète une boîte à rythmes, un deux pistes et, à la maison, se met sérieusement à composer. En 1985, il crée sans grande prétention, un petit label dont il choisit pour nom : "Colour Sound". Il produit sur cassettes des enregistrements réalisés par ses amis, ainsi que ses propres chansons. Sous le nom de "Modern Art", il réalise dix cassettes de musique acoustique, synthétique et cadrée pop.

A son grand étonnement, la maison d'édition "Complete Music" s'intéresse à son travail et lui propose même l'enregistrement d'un EP ; rêve sur papier qui ne sera malheureusement jamais réalisé.

Cette expérience pousse Gary Ramon à la prudence. Et comme il est de bon ton de ne se fier qu'à soi-même, si un premier album doit paraître, il sera le fruit de son courage et de sa tenacité. D'emblée, il opte pour le quatre pistes, s'achète ensuite une boîte à rythmes plus performante, joue de tous les instruments qu'il a à sa disposition, devient aussi concepteur/imprimeur des pochettes. Satisfait de "sa sienne" gestion, il sort finalement, toujours sous l'étiquette "Modern Art", un premier Lp intitulé "Stéréoland".

En 1988, un label allemand fortement intéressé par la musique développée sur "Stéréoland", propose l'enregistrement d'un second album en préservant contractuellement l'etiquette "Modern Art". 1988 est aussi l'année où Gary Ramon s'oriente davantage vers le psychédélisme.

"All Aboard The Mind Train", le second album promis et promu par le label allemand, sort bel et bien. Présentant des sons différents, il n'est plus question ici de boîte à rythmes mais bien de l'arsenal complet d'un batteur du nom de Dave Morgan. On retrouve dans le jeu de basse des réminiscences du "13th Floor Elevators". L'apport du sitar renforce l'esprit psychédélique de l'album. C'est à ce moment précis que l'on peut considérer que le groupe "Sundial" est né. Sont à relever également des reprises de deux morceaux des "Monkees" avec des sons de guitares vraiment originaux. L'intérêt de l'album réside aussi en une longue plage musicale planante, "In The Crystal Underground", qui rapelle le "Magical Mystery Tour" des Beatles.

Après l'enregistrement de "All Aboard The Mind Train" en 1988 et la réalisation de quelques compilations auto-produites, Gary se repose sur l'éventualité que le label allemand puisse reprendre commerce avec lui. Dans l'attente, Gary met en perspective quelques chansons qu'il concocte avec d'autres personnes.

Dave Morgan, présent sur l'album "All Aboard The Mind Train", quitte le groupe "The Weather Prophets" pour rejoindre plus durablement Gary Ramon. Ensemble, ils planchent sur des idées nouvelles enregistrées comme outils de démonstration pour quelques labels susceptibles d'être intéressés par leur travail. Un de ces enregistrements parvient à Hugo Chavez au magasin de disques de collection qu'il tient, le "Magic Mixture". Il est également propriétaire du label "Tangerine". Grâce à son aide, un nouvel album est mis en chantier : "Other Way Out". Gary Ramon joue des guitares et chante. Anthony Clough tient la basse, s'adonne à la flûte et touche aux claviers. Dave Morgan s'attribue bien-sûr la batterie et les percussions. Tout ce travail est enregistré au studio de Gary, installé dans sa maison privée. Les chansons sont particulièrement soignées, même si, de temps en temps, des séquences improvisées s'y greffent tout naturellement. Sans plan délibéré, le psychédélisme s'installe avec force dans l'ambiance générale de l'album. L'album a très vite été repressé par le label "UFO". En 1994, une seconde réimpression sort, cette fois-ci etiquetée "Gary's Acme label", mais uniquement en CD.

"Return Journey" est une compilation de morceaux réalisés à la même époque que "Other Way Out" et reste à découvrir pour ses petits trésors insoupçonnés.

Depuis la réalisation du premier album, "Sundial" a subit des remaniements de personnel comme tout groupe peut s'y attendre. Après "Other Way Out", le batteur Dave Morgan quitte Gary pour rejoindre "The Rockingbirds". Anthony Clouds reste aux claviers et Gary Ramon à la guitare. Le groupe bénéficie des services de John Pelech à la batterie. Deux nouveaux membres font leur apparition : Nigel Carpenter pour la basse et l'ex-"Bikini", Chris Dalley, pour la guitare rythmique.

Le quintette ainsi formé commence à travailler sur le futur EP "Overspill" qui sortira en 1991. Entre-temps, Anthony Clouds quitte la formation. "Overspill" se démarque des enregistrements précédents en maintenant la tendance musicale progressive et psyché/rock d'antan, mais en la dirigeant et même, en l'accentuant vers le penchant "psyché/indie" du monde rock des "Spacemen 3" et autres "Loop". Agencé en quatre morceaux, l'EP contient "Only A Nothern Song" des Beatles qui, dans sa conception musicale, reste construit selon les normes et l'esprit du "Sundial' des débuts.

L'album suivant, "Reflecter", s'éloigne toujours plus de la musique qu'attendent ... déçus, les fans et/ou puristes de "Sundial". "Reflecter" est pourtant une bonne réalisation acclamée par la presse musicale. Il ouvre des portes en Europe (Danemark), aux Etats-Unis et même au Japon.

Une des dernières réalisations de "Sun Dial" avec la maison de production "UFO" est l'EP "Fazer".

Comme "Sun Dial" navigue de plus en plus dans le style "indie", un contrat avec le label "Beggars Banquet" s'impose. Le batteur, Craig Adrienne, qui joue aussi des claviers, rejoint le groupe. 1993 correspond à la sortie de l'album "Libertine". La tendance est "Space(y)/Rock" où s'accolent de nombreux effets.

Il faudra attendre 1995 pour voir sortir un nouvel album. Intitulé "Acid Yantra", il est réalisé en deux formats. Pour les fans et les collectionneurs, il sort en édition limitée sur vinyle. Labélisé "Acme", il est dédicacé par chacun des membres du groupe. Pour le public en général, "Beggars Banquet" propose une édition illimitée. L'album est divisé en deux styles : des plages mélodiques de haute facture et des plages plus "heavy". Le côté "dur" de l'album rappelle "Black Sabbath" ou Jimmy Hendrix.

En 1996, un album "live" voit le jour : "Live Drug".

Très anglais, coloré, explosif, créatif et du rêve psychédélique, si ce n'est déjà fait, "Sun Dial" est à découvrir absolument !

 

Michel Hennebert

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